L’impôt de solidarité sur la fortune est un impôt annuel dû par les personnes physiques dont le patrimoine, apprécié au niveau du foyer fiscal le 1er janvier de l’année d’imposition, atteint un certain seuil fixé à 1 300 000 €.

La première piste d’optimisation de son ISF découle de la bonne organisation de son patrimoine.

Vous pouvez être jeune et soumis à l’ISF. Cela peut être, par exemple, la conséquence de la construction du patrimoine familial amorcé par vos ascendants, de la vente de votre start-up ou encore de la perception d’un gain fortuit…

Dans cette situation, il peut être judicieux d’aller rechercher des régimes d’exonération d’ISF. Il peut s’agir à titre indicatif du statut de loueur en meublé professionnel. En effet, les biens professionnels sont expressément exonérés d’impôt de solidarité sur la fortune.

Dans la plupart des autres cas, l’imposition à l’ISF est « tardive ». Elle résulte de l’accumulation de patrimoine, de la disparition progressive de passif (déductible du patrimoine taxable) ou encore de la sortie d’un régime d’exonération (vente de son entreprise au moment de la retraite).

Cette soumission à l’ISF apparaît généralement alors que vous êtes en phase de transmission. Dès lors, il est judicieux de transmettre une partie de votre patrimoine à vos enfants, qui lorsqu’ils sont majeurs, ne font plus partie de votre foyer fiscal au sens de l’ISF.

Cette transmission est d’autant plus pertinente que généralement le rendement de vos biens s’évapore en partie sous forme de taxation (imposition dans les tranches hautes du barème de l’IR, soumission à l’ISF). Par ailleurs, tout patrimoine excédent votre besoin ne ferait qu’accroitre les droits de succession futurs. En outre, vos enfants ont souvent besoin de s’enrichir.

Pour aménager à la marge votre ISF, vous pouvez :

  • investir dans des biens partiellement exonérés (exemple GFV), cela constitue généralement un investissement de diversification,
  • utiliser des véhicules spécifiques comme le contrat de capitalisation (qu’ils soient ou non à participation aux bénéfices différée),

Enfin, pour réduire votre imposition vous pouvez rechercher des réductions d’impôt :

  • investissement direct ou indirect dans des PME,
  • dons aux œuvres.