En attendant le grand soir du patrimoine…

Que retenir de cette loi de finances pour 2011. En fait peu de choses. Nous retiendrons simplement le coup de rabot de 10% sur les niches fiscales ; Les couples qui se marient, qui ne pourront plus payer leur cérémonie à l’aide des économies d’impôt issues de l’année du mariage ; Et la hausse marginale de 1% de la tranche la plus haute du barème de l’impôt sur le revenu.

On entend malheureusement trop souvent : « C’est la crise !  Tout va mal ! … » Un pessimisme ambiant qui sclérose trop d’initiatives et toute une économie.

Il est vrai que certains évènements donnent raison à cette morosité : l’accroissement de l’insécurité, l’avenir de nos retraites (dont on peut se demander ce qu’il restera de cette réforme après la double épreuve de la rue et du Parlement), les marchés boursiers (le CAC 40 a retrouvé à la fin août son plus bas niveau depuis deux mois)…

Même le football s’y est mis avec le fiasco de notre équipe nationale en Afrique du Sud !

Après la récession, voici la croissance molle…

La littérature financière est fertile pour nous annoncer une reprise en V ou W mais plus surement en X à court terme. En réalité le monde est convalescent. L’année 2010 sera sans doute profondément ennuyeuse au niveau économique. Les Etats Unis sont hors jeu pour le moment du fait de ses consommateurs anémiques, plombés par des dettes et un chômage historique. L’Europe pourrait s’en sortir un peu mieux mais les défis à relever sont importants (déficits, dettes publiques et chômage). Enfin les BICI (Brésil, Inde, Chine et Indonésie) sont les seuls à conserver un potentiel de croissance soutenue. La Chine, après 8% de taux de croissance en 2009 aura sans doute le même niveau en 2010. Il y a fort à parier que nombre de producteurs de matières premières (Brésil, Australie…) s’accrocheront à la queue du dragon.